Histoire

Origine shiatsu

Le Shiatsu est issu des techniques manuelles pratiquées depuis des millénaires en Extrême Orient.

D'après la tradition, l'Inde serait le berceau de toutes ces disciplines corporelles de bien-être. Enseignées par des moines bouddhistes, les techniques se propagèrent d'un côté vers la Birmanie, le Cambodge, le Laos et la Thaïlande, de l'autre vers la Chine où elles se modifièrent sous l'influence conjuguée du Taoïsme et du Confucianisme.

Au VIIe siècle environ, le Japon à son tour fut touché par ce phénomène, le TUI-NA et l'AN-MO virent le jour. Ces disciplines procédaient par vibrations, percussions et étirements. Au fur et à mesure, les japonais s’approprièrent la technique qui connut son apogée à l'époque Edo (1603-1868).
Ces deux disciplines se fondirent en une seule et devinrent l'AN-MA. À la demande du gouvernement de l'époque, l'AN-MA fut réservé aux non-voyants et évolua vers la relaxation sans aucune connotation médicale.

Il faut attendre l'ère Meiji (1868) pour que l'AN-MA, privilégiant cette fois-ci la "pression", fasse son apparition. Le terme SHI-ATSU (signifiant littéralement pression des doigts) apparaît en 1920 pour se démarquer de l'AN-MA et affirmer son orientation thérapeutique. Depuis 1954, le Ministère japonais de la Santé et du Bien-être reconnaît le Shiatsu comme une médecine à part entière.

Origines japonaises du Shiatsu
En Europe, la résolution A4-0075/97 du Parlement Européen, votée le 29 mai 1997, considère le Shiatsu comme une « médecine non-conventionnelle digne d’intérêt » et l'inscrit parmi huit approches alternatives reconnues en Europe.

Depuis juillet 2015, l'État français reconnaît le titre professionnel de « Spécialiste en Shiatsu ». Son inscription au Registre National des Certifications Professionnelles (RNCP) affirme son rôle dans l'accompagnement global et énergétique de la personne, dans le domaine de la prévention et de la détente.